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Paul Bisciglia, Pascal Mazotti, Claude Gensac et Louis de Funès dans "Hibernatus" (Edouard Molinaro, 1970) Paul Bisciglia, Louis de Funès, Claude Giraud et Jean-Jacques Moreau dans "Les Aventures de Rabbi Jacob" (Gérard Oury, 1973)
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Interview du 23 janvier 2007 de Paul Bisciglia par Franck et Jérôme
Parfois crédité Paul BISSIGLIA ou Paolo BISCIGLIA, cet acteur a joué dans pas moins de huit films avec Louis de Funès. C'est dire si les deux comédiens se connaissaient. On les retrouve pour la première fois dans "Le Dindon" de Claude Barma, en 1951. Louis de Funès interpétait le patron d'un hôtel, Paul Bisciglia un groom. En 1952, ils tournent "La put.. respectueuse". On peut aussi appercevoir cet acteur sympathique et disponible dans de grands classiques tels "Comme un Cheveu sur la Soupe", "La Belle Américaine", "Le Gendarme de Saint-Tropez", "Hibernatus", "Les Aventures de Rabbi Jacob" et "L'Aile ou la cuisse". Mais Paul Bisciglia a également été un brillant comédien au théâtre, interprétant des pièces d'Anouilh ou de Feydeau ("Un fil à la patte"). Il a de plus prêté sa voix pour plusieurs dessins animés, dont "Astérix". Merci beaucoup à ce comédien qui a marqué notre enfance dans les films de notre idole Louis De Funès !
- Quand et comment avez vous rencontré Louis De Funès ? - C'était au début des années 50, lorsque nous avons tourné "Le Dindon" (ndlr : de Claude Barma, 1951). Nous étions tous des comédiens de cabaret aux cachets assez maigres. Nous avions la vie dure. Lui était pianiste de bar, et travaillait dans les cabarets où je jouais. C'était donc un copain qui se joignait à nous. Il y avait également Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Après, j'ai fait avec lui "Les Aventures de Rabbi Jacob", "Le Gendarme de Saint-Tropez" et d'autres films dont je ne me souviens plus très bien...
- Quels souvenirs gardez-vous de Louis De Funès aujourd'hui ? Une anecdote particulière ? - Il était extrêmement consciencieux, très rigoureux dans son travail. Un très bon acteur... Je me souviens, j'étais allé le voir dans "La Valse des Toréadors" (ndlr : de Jean Anouilh en 1974). C'était une pièce difficile à jouer, mais il avait un rythme incroyable. Il devait sauter sur un lit, il courait partout ! Je l'avais vu avant la représentation. Il ignorait si Anouilh se trouvait dans la salle, et ça lui foutait un trac terrible. Il ne voulait pas le savoir. Il me répétait : "Il n'est pas là n'est ce pas ?", "Dis-moi qu'il n'est pas là". De Funès joua très bien et à la fin de la représentation, dans les loges, Anouilh apparut. De Funès était blanc, pensant qu'il n'avait pas été parfait...
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