Jacques JOUANNEAU

 

J. Jouanneau et L. de Funès dans "Comme Un Cheveu sur la soupe" (M. Régamey, 1956) et "La Vie à Deux" (C. Duhour, 1958))

 

Interview de Jacques Jouanneau du 9 février 2007 par Franck et Jérôme

 

Avec ses airs nonchalant et désabusé à mourir de rire, Jacques Jouanneau est un formidable acteur qui a crée un style ! Son visage ne peut être inconnu de tous ! Nous l'avons contacté car il a eu le plaisir de jouer avec Louis De Funès à plusieurs reprises dans les années 50, période où notre idole enchaînait les rôles - de plus en plus importants - et commençait à faire parler de lui. Il le côtoya une première fois dans "Ah ! Les Belles Bacchantes" (Jean Loubignac, 1954) où il tourna avec l'équipe des Branquignols. Il le retrouva dans "Comme Un Cheveu sur la Soupe" (Maurice Régamey, 1956) et dans "La Vie à Deux" (Clément Duhour, 1958). Nous remercions cet homme simple, discret - qui a pourtant tourné avec les plus grand(e)s (Eric Von Stroheim, Danielle Darrieux, Noël Roquevert, Jean Marais...) - pour sa gentillesse et sa disponibilité...

 

- M. Jacques Jouanneau quels souvenirs gardez-vous de Louis de Funès ?

- J'ai fait un film avec lui, de Maurice Régamey, qui s'appelait "Comme un Cheveu Sur La Soupe", on débutait tous les deux et j'en garde un très très bon souvenir. Louis était un rapide, un énergique alors que moi je jouais plutôt sur la lenteur, mais on se complétait bien, un peu comme deux clowns !

 

- Pouvez vous nous parler de votre relation avec Louis de Funès ?

- C'était très bien, Louis était vraiment drôle, c'était quelqu'un que j'estimais beaucoup, vous savez à cette époque on était jeunes !

 

- Etiez-vous en contact avec lui hors plateau ?

- Non très peu, à l'occasion quelques fois...

 

- Et concernant la troupe des Branquignols, quels sont vos souvenirs ?

- J'étais souvent en relation avec Robert Dhéry et sa femme Colette Brosset. Je devais d'ailleurs partir avec eux jouer à Londres la pièce de théâtre "Les Plumes de ma Tante" mais Renoir m'a engagé et Robert a été vraiment gentil de me laisser partir.

 

- Parlons de votre carrière, êtes vous satisfait ?

- Ah bien sûr. Je ne regrette rien. J'ai eu beaucoup de chance mais vous savez à l'époque il n'y avait pas de chômage d'acteurs ! On tournait beaucoup et je n'ai que de bons souvenirs !

 

 

 

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